AthlètesCAN et les chercheurs de l’Université de Toronto travaillent à la formulation de recommandations fondées sur des données probantes afin de lutter contre la violence dans le sport

Étude de référence sur la prévalence pour mesurer l’expérience des athlètes avec toute forme de mauvais traitements

OTTAWA, Ontario (jeudi 7 mars 2019) – AthlètesCAN, en partenariat avec l’Université de Toronto et le soutien du gouvernement du Canada, est ravi d’annoncer qu’une étude de référence sur la prévalence sera réalisée au cours des prochaines semaines pour un offrir un aperçu de l’expérience des athlètes de l’équipe nationale canadienne avec la violence, le harcèlement et la discrimination dans le sport.

« AthlètesCAN croit en une approche fondée sur des données probantes afin de lutter contre la violence dans le sport. Puisque la dernière étude de prévalence de ce genre a été réalisée il y a plus de 20 ans, le climat en ce qui a trait à la compréhension et à la dénonciation des abus et à la sensibilisation à ce sujet a changé radicalement », affirme Ashley LaBrie, directrice générale d’AthlètesCAN. « Ces comportements nocifs sont devenus la menace la plus répandue pour les participants sportifs et les répercussions positives que le sport peut avoir sur la société. En tentant de comprendre l’expérience actuelle des athlètes de haute performance, nous avons une bien meilleure chance de déterminer les lacunes et de tirer parti des mesures visant à assurer un environnement sportif plus sécuritaire pour tous. »

Allison Forsyth, ancienne skieuse olympique et membre du conseil administratif d’AthlètesCAN, dirige le groupe de travail sur la sécurité dans le sport d’AthlètesCAN composé d’athlètes olympiques et paralympiques, un groupe qui a été essentiel à la réalisation de l’étude.

« En tant que victime et collègue de plusieurs autres athlètes ayant été victimes, je sais que les cas d’abus, de maltraitance et de discrimination sont très répandus dans notre système sportif », déclare Mme Forsyth. « Cette étude de référence nous fournira des données claires, concrètes et anonymes qui ne font pas que démontrer la prévalence de ces comportements, mais surtout, qui indiquent les domaines sur lesquels nous devons nous concentrer pour réduire les risques et la probabilité que ces situations continuent de se produire. Cela ne fera pas que déterminer si ces situations existent réellement, mais identifiera également par qui, à quel endroit et à quelle fréquence elles sont perpétuées ainsi qu’à quelles étapes de la carrière d’un athlète elles se produisent généralement. Ces résultats nous permettront d’être mieux en mesure de prendre des décisions éclairées et ciblées qui sont orientées vers l’action pour atteindre notre objectif d’un sport plus sécuritaire au Canada. »

Des experts de l’Université de Toronto, y compris Gretchen Kerr, Ashley Stirling et la chercheuse/olympienne Erin Willson, collaborent avec AthlètesCAN pour veiller à ce que la voix des athlètes se fasse entendre dans leur recherche.

« Les cas récents hautement médiatisés d’abus et de harcèlement dans le sport montrent la nécessité d’adopter des mesures de prévention et d’intervention efficaces », explique Mme Kerr. « Avant de concevoir et de mettre en œuvre de telles initiatives, toutefois, nous devons mieux comprendre les taux de prévalence pour les divers types de préjudices et le climat dans lequel les athlètes s’entraînent et participent aux compétitions. Dans ce sondage, nous étudions l’expérience des athlètes quant aux préjudices potentiels, y compris la violence sexuelle, psychologique et physique, la négligence, le harcèlement, l’intimidation, l’exploitation et la discrimination. »

« En tant qu’ancienne athlète, j’ai été témoin d’athlètes dans mon sport et d’autres sports qui ont vécu plusieurs formes de violence et de maltraitance », affirme Erin Willson, nageuse synchronisée à la retraite. « Même si l’on parle surtout de violence sexuelle dans les médias, les athlètes peuvent subir toute une variété de dommages physiques et psychologiques. Grâce à cette étude, nous espérons mieux comprendre l’occurrence des mauvais traitements chez les athlètes canadiens, ce qui constitue la première étape pour assurer leur sécurité et leur fournir une expérience positive pendant qu’ils représentent leur pays. »

En juin 2018, l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et des Sports, a annoncé des mesures plus robustes visant à éliminer ces comportements grâce à de nouvelles dispositions dans les ententes de financement tout en insistant sur l’importance de promouvoir des expériences sportives sécuritaires et équitables. Cette étude servira à éclairer la formulation de recommandations clés dans ce domaine important; des preuves que la ministre est impatiente de recevoir dans les prochains mois.

« Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes ont le droit de pratiquer des sports dans un environnement sûr, accueillant, inclusif, éthique et respectueux », a affirmé l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et des Sports. « J’aimerais remercier AthletesCAN et l’Université de Toronto qui ont travaillé ensemble pour cette étude et qui nous ont donné des données probantes à savoir que nous devons prendre des décisions éclairées pour que le sport soit plus sécuritaire au Canada. »

AthlètesCAN continue de faire du sport sécuritaire une priorité et de s’efforcer à protéger et soutenir les athlètes dans ce processus difficile et de veiller à ce que leur voix soit entendue dans la recherche d’une solution d’ici 2020.

 
 

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À propos d’AthlètesCAN
À titre de voix des athlètes de l’équipe canadienne, AthlètesCAN veille à ce que le système sportif soit centré sur les athlètes en formant des athlètes leaders qui influenceront les politiques du sport et qui, en tant que modèles à émuler, favoriseront une solide culture sportive.

Pour en apprendre davantage ou pour obtenir tout autre renseignement au sujet d’AthlètesCAN, communiquer avec :

Ashley LaBrie
Directrice générale
AthlètesCAN
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